
Nous sommes ensuite montés dans les Hauts par des routes sinueuses (mais en bon état) offrant de magnifiques points de vue sur la cote et l’océan. Contrairement aux villes et villages de la cote, ces villages, parfois situés à plus de 1000 m d’altitude, sont très souvent plongés, dès le début de la matinée, dans la brume et les nuages. La température y est également bien plus fraîche (jusqu’à 10°C de moins), ce qui n’était pas désagréable en cette saison chaude et humide. Nous avons pu admirer les petites maisons créoles, souvent très colorées, des villages par lesquels nous sommes passés.
Il est à noté que la culture créole découle directement de l’esclavage qui a rassemblé sur un même territoire des populations d’origines différentes, parlant des langues différentes et ayant des cultures propres. C’est ce qui s’appelle « la créolisation ». La langue créole utilise du vocabulaire français et des constructions de phrases tirées des langues africaines. Pas toujours très facile à comprendre, il s’agit d’une langue chantante et très chaleureuse.
Nous avons pu observer, le long du littoral peu après Saint Leu, un phénomène géologique particulier de la cote appelé « Souffleur ». Les vagues entrent dans une cavité rocheuse, mettant sous pression l’air présent dans la grotte. Celui-ci va s’échapper par l’ouverture, emportant l’eau restante sous forme de gouttes. Il est évident que plus la houle est importante, plus le phénomène est accentue.
La petite vidéo suivante montre le souffleur de Saint-Leu, le plus connu de l'ile, malheureusement peu actif en ce jour sans houle :
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