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jeudi 21 octobre 2010

Festival Femmes Funk (09/10/2010)

Le festival femmes funk dure trois jours et se déroule chaque année en octobre à Nouméa et en brousse. Assez rare en Nouvelle-Calédonie, ce genre d’événement culturel à pour habitude de rassembler les foules. Le festival femmes funk, organisé par l’association Towanda Prod. a notamment pour but l’échange artistique et la promotion de la culture locale.

Nous nous y sommes rendus samedi en fin d’après-midi et avons eu l’occasion d’assister au concert d’Ykson, un artiste local originaire de Lifou. Entre ragga, blues et rock, ce jeune artiste calédonien devrait sortir un album dans les prochains mois.

Nous étions surtout venus ce jour là pour voir Grace, la tête d’affiche du jour. Cette chanteuse américaine de soul, accompagnée par des musiciens excellents, a réussi à mettre une chaude ambiance durant plus d’1h30.

Nul doute que nous y serions retournés l’an prochain si nous étions encore là. Le festival femmes funk a en tout cas encore de beaux jours devant lui !

mercredi 29 septembre 2010

Gurujele : C'est la France qui paye! C'est ca aussi!

"C'est qui qui paye?"...Chantée par le groupe kanak Gurejele, en voilà une chanson populaire en Calédonie et qui a pour but de "briser les tabous sur le rôle de la France en Calédonie". Même si aujourd'hui, tout le monde est d'accord sur le contenu, des clivages se sont rapidement créés sur l'interprétation qu'il faut en faire.

Interview du chanteur : "Nous avon voulu faire une chanson populaire derrière laquelle tous les Calédoniens se retrouvent. Il fallait un thème qui touche toute la population, des Wallisiens aux Kanaks en passant par les Européens. Il ne faut plus penser commen en 1980 mais faire le deuil d'une idéologie indépendentiste, qui n'est plus d'actualité aujourd'hui. Notre objectif est d'arriver à rassembler tout le monde. Maintenant chacun est libre de comprendre ce qu'il veut [...] Quelque part, c'est un peu normal que ce soit la France qui paye. Elle a des intérêts ici, elle en récupère les fruits. Après, c'est à nous de faire fructifier cet argent, de nous prendre par la main, de ne pas nous contenter de prendre de l'argent et de se le mettre dans la poche [...] Evidemment, il y a des gens qui ne supoportent pas que je chante ça parce que c'est effectivement reconnaître l'importance de la France. Même si c'est vrai, cela fait partie des choses qui ne devraient pas être dites. Mais comment dire le contraire? Tout le monde sait que c'est la France qui paye!"





"C'est qui qui paye?"

Nos politiques qui s'en vont à Paris
Pour préparer avec la mère patrie
Les accords qui feront le bien du pays
D'accords en accords et ce n'est pas fini

C'est qui qui paye, qui paye ?
C'est la France qui paye
C'est qui qui paye, qui paye ?
C'est la France qui paye
Ah oui! C’est ça aussi !

Si t’es fauché il suffit d'demander
A une condition celle d'adhérer
Dans le parti on est subventionné
Les chiens peuvent aboyer on est légalisé

C'est qui qui paye, qui paye ?
C'est la France qui paye
C'est qui qui paye, qui paye ?
C'est la France qui paye
Ah oui! C’est ça aussi !

Nous ne sommes plus fanatiques
Des meetings politiques
Ici sous les tropiques on préfère la musique
Celle de la Jamaïque des états d'Amérique
Dans la fonction publique on travaille pour le fric

C'est qui qui paye, qui paye ?
C'est la France qui paye
C'est qui qui paye, qui paye ?
C'est la France qui paye
Ah oui ! C'est ça aussi !

Toutes les subventions de tous les partis politiques
C'est la France qui paye
La consommation de tous les réfugiés politiques
C'est la France qui paye
Le salaire des fonctionnaires qui travaillent pour le fric
C'est la France qui paye
L'écolo plastiqué en plein pays kiwi
C'est la France qui paye

C'est qui qui paye, qui paye ?
C'est la France qui paye
C'est qui qui paye, qui paye ?
C'est la France qui paye
Ah oui ! C'est ça aussi !
C'est ça aussi !

dimanche 26 septembre 2010

Melanesia 2010 : Le festival des arts mélanésiens (12-24/09/2010)

Depuis 1998 et tous les 4 ans se tient le festival des arts melanesiens, mettant à l’honneur les arts traditionnels et contemporains des peuples mélanésien. Tous les 4 ans donc, se réunissent sur une ile du Pacifique les délégations provenant de la Papouasie Nouvelle-Guinée, des îles Salomon, de Fidji, du Vanuatu et de la Nouvelle-Calédonie. Alors que les iles Salomon avait accueilli le premier festival (1998), le Vanuatu celui de 2002 et les Fidji celui de 2006, la Nouvelle-Calédonie s’était proposé d’organiser celui de 2010.

Le festival, qui se déroule sur 2 semaines, propose quotidiennement des manifestations permettant de découvrir les différentes facettes des arts mélanésiens (danses traditionnelles et contemporaines, musique, artisanats, conférences …) sur différents sites de Nouvelle-Calédonie (Nouméa, Koné, Lifou, …).

Nous en avons donc profité des différentes activités proposées à Nouméa pour découvrir la culture des iles entourant la Nouvelle-Calédonie :

Le Centre Culturel Tjibaou (18-19/09/2010)

Le centre culturel Tjibaou accueillait différentes expositions, concerts, expositions, boutiques et danses traditionnelles mélanésiennes. Coup de cœur pour les String Bands du Vanuatu dont vous pouvez voir une vidéo ci-dessous. Il s’agit d’une musique traditionnelle généralement jouée par les jeunes garçons vanuatais, accompagnés de leurs ukulélés et leurs guitares !


La place des Cocotiers (22/09/2010)

La place des Cocotiers accueillait en milieu de semaine une série de groupe permettant de découvrir les danses traditionnelles et tribales des tribus des iles mélanésiennes. Vous trouverez ci-dessous des extraits vidéos avec dans l’ordre les danses de Papouasie Nouvelle-Guinée, du Vanuatu et de Nouvelle-Calédonie (Lifou).














Soirée de clôture au Centre Culturel Tjibaou (23/09/2010)

La soirée de clôture proposait un mini-festival regroupant des artistes mélanésiens tels que
Black Rose(vidéos 1 et 2), originaire des Fidji et très connu dans le Pacifique Sud,
Dick & Hnatr, un groupe originaire de Maré en Nouvelle-Calédonie et leur célèbre chanson « C’est la France qui paye » dont vous trouverez un extrait (vidéo 3) et les paroles ci-dessous !






mercredi 30 juin 2010

Recette de cuisine : le bougna traditionnel

Nous avons eu la chance de participer à la préparation d’un bougna traditionnel lors de notre séjour à la tribu de Saint-Paul…

Bien que le bougna se cuise nomalement dans des feuilles de bananier et « à l’étouffé », il est possible de le faire cuire chez soi dans une simple marmite.

Ingrédient pour 2 à 4 personnes :
  • 2 cuisses et 2 blancs de poulet ou du poisson ou 10 grosses crevettes
  • 2 patates douces
  • 1 tarot
  • 1 tarot d’eau
  • 1 igname blanche
  • 1 igname mauve
  • 3 bananes poingos
  • 3 tranches de citrouille
  • 1-2 litre(s) de lait de coco
  • Oignon vert, sel et poivre



Râper 3 à 4 noix de coco dans un plat et y ajouter ½ litre d’eau chaude. Presser la coco râpée par poignée et transvaser la dans un second plat… Répéter l’opération complète 2 ou 3 fois jusqu’à obtenir 1 à 2 litres de lait.

Eplucher les patates douces, les tarots, les ignames et les bananes. A l’exception de ces dernières, découper le reste en rondelles d’un petit centimètre d’épaisseur.















Attention pour les ignames, il est coutume de leur « couper la tête » avant de les éplucher. Ces « têtes » (nous n’avons pas vraiment bien réussi à identifier de quel côté il s’agissait) seront ensuite replantées pour donner une future récolte. L’igname, dans la culture kanake, est très importante et revêt un rôle très symbolique. Chaque année, la « fête de l’igname nouvelle » célèbre la récolte annuelle.


Prendre 3 feuilles de bananier et les passer dans les flammes du feu de bois afin de les ramollir. Les placer sur un support de manière à former une étoile à 6 branches. Elles serviront à « emballer » le bougna .

Placer les différents ingrédients dans les feuilles de bananier en respectant l’ordre suivant (cela permettra aux aliments les plus longs à cuire à se trouver près des braises : tarots et tarots d'eau, patates douces, ignames blanche et mauve. Ajouter par-dessus la viande, la citrouille, les oignons verts et les bananes poingos.















Saler et poivrer abondamment avant d’arroser de lait de coco (1 à 2 litre(s)).

Replier les feuilles de bananier par dessus les ingrédients en s’assurant de l’étanchéité du « paquet ».Placer le bougna dans le four. Le four kanak est un trou dans le sol dans lequel des pierres ont été chauffées. Retirer quelques pierres afin d’y placer le bougna et le recouvrir de pierres brulantes et de feuilles de bananier, puis recouvrir de terre afin de « cuire à l’étouffé ».















Laisser cuire 1h30-2h avant de retirer le bougna.

Bon appétit!

samedi 28 novembre 2009

Pearl Jam au Sydney Football Stadium (22/11/2009

Julien : Samedi 21 novembre, je suis parti quelques jours à Sydney pour y voir Pearl Jam, qui jouait le 22 novembre au Sydney Football Stadium, accompagné de Ben Harper & The Relentless7 et Liam Finn.

Liam Finn : Ils ne sont que deux (une choriste l’accompagne). Liam Finn chante, joue de la guitare, de la basse et de la batterie en utilisant des loops et autres effets…Très chouette performance.

Ben Harper & The Relentless7 : Malgré un set court (1h), “Number With No Name”, “Up To You Now”, “Shimmer and Shine”, “Lay There And Hate Me”, “Why Must You Always Dress I In Black” et “Boots Like This” sont jouées du dernier album. “Faded” a également été jouée ainsi que “Under Pressure” accompagné d’Eddie Vedder.

Pearl Jam : Le groupe était en forme malgré un Eddie Vedder malade (grippe). Le concert a duré 2h15 et a été agrémenté de plusieurs duos avec Ben Harper et Liam Finn. 40-45000 personnes étaient présentes dans le stade !


Setlist : Why Go, Hail Hail, Interstellar Overdrive/Corduroy, Severed Hand, Small Town, The Fixer, Given To Fly, Dissident, Even Flow, Untitled, MFC, Unthought Known, Down, Garden, Whipping, Mankind, Got Some, Do The Evolution

Rappels #1 : Happy Birthday, Red Mosquito with Ben Harper, Indifference with Ben Harper, State Of Love And Trust, Light Years, Last Exit, Porch

Rappels #2: Throw Your Arms Around Me with Liam Finn, Crazy Mary, Rockin’ In The Free World









Spectacle de son et lumière au fort de Téremba (14/11/2009),

Julie : Le samedi 14 novembre avait lieu la dernière représentation du spectacle annuel de son et lumière au fort de Téremba. Rappelez vous, nous avions visite ce fort il y a un an, il se situe entre La Fao et Moindou sur la cote Ouest du Territoire. Voila une belle occasion d’y revenir pour un spectacle haut en couleur.

Une association pour la préservation du patrimoine historique de la Nouvelle-Calédonie (l’association marguerite) organise chaque année un spectacle différent qui a pour but de retracer certains passages importants de l’histoire calédonienne.

Nous avons donc quitté Nouméa avec Graeme, Morgan, Lionel et Andrine en début d’après-midi, direction La Foa. Nous avons planté nos tentes dans une ferme auberge des environs et sommes partis au fort Téremba ou une grosse organisation nous attendait. En effet, beaucoup de bénévoles font en sorte que cet événement assez unique en Calédonie se passe sans encombre et tout est très bien organisé, même l’évacuation du parking après le spectacle.

Le spectacle en lui-même fait intervenir un grand nombre de figurants et retrace la vie et la mort du facteur de Téremba qui distribuait le courrier à cheval du temps où le fort servait de prison pour les bagnards et où le réseau routier était plus que discontinu (les liaisons avec Nouméa se faisaient par bateau).

A cette époque (fin du 19eme), la région a également connu la très impressionnante et très sanglante révolte kanaque menée par le chef Atai. En effet, les tribus de la région n’étaient pas vraiment ravies que les colons français occupent leurs terres. Pour la petite histoire, la France a, à l’époque, utilisé la stratégie ancestrale du « diviser pour mieux régner » en gagnant la complicité de tribus kanaques rivales.

Un magnifique spectacle sur fond d’enquête policière, d’histoire d’amour impossible, de vengeance, d’évasion de bagnards, d’expédition punitive, de révolte et de danses tribales. Le tout suivit d’un impressionnant feu d’artifice. Le fort faisait bien sur office de magnifique décor. Le temps n’était pas au beau fixe mais il n’a pas plu, un avantage certain pour un spectacle en extérieur !

Le lendemain, nous avons profité d’être dans la région pour nous rendre au marché de Sarraméa (à coté de Farino). Nous avons découvert que c’était la fête d’une fleur tropicale très jolie dont j’ai oublié le nom. Les étales du marché étaient donc jonchées de ces magnifiques fleurs.

Nous sommes ensuite allés manger à la célèbre table d’hôte de Mami Fogliani dont nous avons déjà eu l’occasion de vous parler lors de notre excursion au marché de Farino.

Au menu ce dimanche ;

  • Terrine de foie de cerf et salade de papaye et de citrouille
  • Roti de cochon sauvage et squash au lait de coco (c’est un légume qui ressemble à une petite citrouille),
  • Crêpe à la confiture.

C’est donc le ventre plein que nous sommes retournés, dimanche après-midi, à Nouméa.

jeudi 19 novembre 2009

Theatre: un fou noir au pays des blancs (16/10/2009)

Julie : Le 16 octobre dernier nous avons eu l'occasion d'aller voir le spectacle de Pie Tchibanda. Ce psychologue raconte sa fuite du Congo et son arrivée en tant que réfugié politique en Belgique. Vous l'aurez compris, nous avons eu mille fois l'occasion de voir ce spectacle chez nous, mais nous avons attendu d'être à l'autre bout du monde pour nous y rendre! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer...

Il s'agit d'un one man show à la fois drôle et émouvant qui illustre le choc culturel qu'a vécu cet homme qui, en tant que psychologue, a un œil très averti et a très bien su croquer avec humour nos habitudes occidentales et nous faire découvrir la culture africaine.

Notons que, concernant la culture africaine, ce n'était pas vraiment une découverte pour Julien, qui a d'ailleurs souvent commence à rire avant le reste des spectateurs.

Pour nous, cela a également été l'occasion d'entendre parler de la Belgique, de villes et de quartiers que nous connaissons. A la fin du spectacle nous avons pu échanger quelques mots avec Mr Tchibanda qui nous a tout simplement traités de criminels de ne pas avoir été voir son spectacle en Belgique :)

Un magnifique spectacle que nous recommandons!!!

vendredi 23 octobre 2009

Festival Femmes Funk (2 et 3 octobre 2009)

Julie: bon les posts ne sont pas vraiment dans l'ordre chronologique, j'espère que vous arriverez à suivre.

Le festival Femmes funk est un événement itinérant qui a lieu une fois par an en Calédonie. Le festival s'arrête notamment au Centre Culturel du Mont Dore à côté de Nouméa mais aussi en brousse (Bourail, etc) et à Lifou. Cela fait plus de 10 ans que ce festival est organisé, il a pour but premier de mettre en avant des artistes féminines. Cette année, la parité dans les artistes présents était, je pense, respectée.

Pour rappel, le vendredi 3 octobre julien était dans l'avion quelque part entre Helsinki et Séoul sans se douter des problèmes qui l'attendait. Je me suis donc rendue en compagnie d'Olwen, Mika et Lionel au Festival. Nous y avons retrouvé Séverine et Julien deux amis infirmiers d'olwen que vous aurez, à mon avis, l'occasion de revoir sur ce blog.

Nous avons pu assiter au concernt d'Ykson que nous avions déjà eu l'occasion de voir dans des bars de Nouméa. Il s'agit d'un artiste plutôt reggae mais un peu touche à tout qui vaut le détour.

Ensuite, en guest star du festival, la Grande Sophie (vous savez celle qui chante: "du courage, du courage, du courage,..."). Je ne connaissais pas bien sa musique ça a été une bonne occasion pour moi de découvrir. Merci à Olwen pour la photo volée :)

Le lendemain (samedi), voilà que j'apprends que l'avion de julien, que je devais aller chercher le soir même, est annulé. En désespoir de cause, je suis donc retournée au festival cette fois-ci accompagnée de Lionel et jess, une amie à lui. Nous avons notamment écouté un artiste local faire du "slam", pas mal du tout en l'occurence.

Comme il y a assez peu de grands concerts en Nouvelle-Calédonie, ce fut vraiment sympa de pouvoir assiter à ce festival.