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vendredi 22 octobre 2010

Un dernier tour de Calédonie (10-16/10/2010)

Julie : J’ai pris une semaine de vacances afin que nous puissions faire une dernière fois le tour de Grande terre avant le départ de Julien pour Perth.

Dimanche 10 octobre 2010
Départ dimanche pour Koumac avec un petit arrêt au ranch où se trouve Camille.
Nous avons planté notre tente dans un camping un peu cher (2000Fr, 17 euros) mais proche de la marina où ce trouve le club de plongée « le rêve bleu » où nous avions rendez-vous le lendemain matin.

Lundi 11 octobre 2010
Nous sommes partis plonger sur le récif de Koumac en compagnie de David, le moniteur de plongée du club.

La première plongée, profonde (38m), a eu lieu dans la passe avec pour but de voir « du gros » : thons, tazards, requins, etc. Et nous ne fumes pas déçus ! Nous avons croisé des thons « dents de chiens », une Raie Manta et de nombreux requins dont un requin Albimarginatus, une première pour nous. Le requin Ablimarginatus est un requin pointe blanche différent de ceux que l’on rencontre habituellement dans le lagon. Beaucoup plus massif et plus grand, il peut aisément atteindre 3m et possède un comportement assez troublant. En effet, alors que nous sommes habitués à voir les requins fuir ou être indifférent à notre approche, le requin Albimarginatus est beaucoup plus curieux et s’approche assez près (2 mètres) avant de brusquement faire demi-tour. C’est assez impressionnant surtout si l’on précise que le spécimen que nous avons croisé mesurait environ 2,5 mètres.

Le vent s’étant levé, la deuxième plongée a eu lieu dans un endroit un peu plus abrité. Nous sommes d’ailleurs rentrés sous la pluie et le vent.

Nous avons ensuite plié la tente et pris la direction de Poingam à l’extrême Nord de la Grande Terre où la route fait place à des pistes en terre. Nous sommes arrivés au superbe gîte camping du « relais de Poingam » en fin d’après-midi. Les rafales de vent n’ont cessé de grandir et c’est avec un vent violent que nous nous sommes levés le lendemain !















Mardi 12 octobre 2010

Julien : Nous avons profité de la matinée pour effectuer une ballade balisée et explicative autour du « relais de Poingam » nous permettant de d’en apprendre un peu plus sur la flore de la région, d’admirer des paysages en hauteur et de croiser quelques chevaux sauvages parcourant les collines avoisinantes.















Nous avons ensuite repris la route en direction de la côte est ou nous nous sommes arrêtés au relais « Ouané Batch », un gîte-camping très joli. La force de vent nous a cependant découragé à planter notre tente et nous avons décidé de dormir dans une de leur cabane.

Mercredi 13 octobre 2010
Le vent s’était calmé et un franc soleil était revenu. Nous avons passé la matinée à la cascade de Colnette (que nous n’avions jamais vue) et la cascade de Tao avant de s’arrêter manger au snack des cascades (délicieux). Nous avons ensuite repris la magnifique route menant à Hienghène, empruntant le bac de la Ouaiëme et la sublime route de la corniche.




























Après pas mal de pauses photos et un court arrêt à Hienghène (la « ville » ne comporte qu’une rue principale), nous avons décidé de planté notre tente au camping du club Babou plongée, en bord de mer. Après un peu de détente et une ballade sur la plage, nous avons rencontré Nolwen (et non Olwen, actuellement en Nouvelle-Zélande), une Bretonne venue rejoindre son copain en Nouvelle-Calédonie., et avons passé la soirée avec elle autour du feu !





























Jeudi 14 octobre 2010
Nous avions pris, la veille, rendez-vous avec Hendrix, habitant une tribu voisine de Warap pour une randonnée d’une heure à cheval (une première pour moi) dans la chaîne. Une fois sur place et les chevaux sellés, nous sommes donc partis nous balader à trois dans les environs de la tribu. Hendrix en a profité pour ponctuer la randonnée par des explications sur la flore locale et l’utilisation que les kanaks en font.





























Deux heures et demi plus tard (Hendrix est bavard et non avare !), de retour à la tribu, nous avons repris la route pour le camping afin de manger et démonter la tente. Nous avons ensuite repris la route direction Poindimié où nous avions décidé de loger dans un petit hôtel sans prétention mais très clean« l’hôtel de la plage » situé en face du club de plongé « Tiéti Diving » où nous plongerions le lendemain.




























Vendredi 15 octobre 2010

Le rendez-vous au club de plongée avait lieu à 7h15 ! Mais l’hôtel étant situé à 200m, nous ne sommes partis que 5 minutes plus tôt. Notre compagnon de palanquée (nous n’étions que 3) était un Australien de Brisbane qui avait accompagné sa femme en mission en Nouvelle-Calédonie. Nous avons plongé, comme d’habitude, sur deux sites différents. Contrairement à Koumac, située sur la côte est, les sites de la côte est (Hienghène et Poindimié) est plus réputé pour l’architecture des fonds sous-marins (arches, failles, grottes…) et la faune macroscopique.




















Et cela n’a pas manqué, les fonds marins sont vraiment beaux : entre arches et tombants remplis de gorgones, nudibranches et autres vers marins, les plongées ont également été ponctuées par un ou deux requins.















Point sympa de ce club de plongé, l’instructeur qui nous accompagne (que ce soit en PMT, durant les baptêmes ou en exploration) est muni de son appareil photo. Il propose ensuite l’achat (1000Fr) des photos prises lors des plongées du jour.




















Nous avons ensuite repris la route, sans trop savoir si nous allions passer une dernière nuit à Canala ou redescendre directement sur Nouméa. Nous avons donc décidé de poursuivre notre route sur la Côte Est vers Canala en empruntant la route passant au milieu de l’impressionnante mine de Poro.















Une fois à Canala, nous avons préféré rentrer sur Nouméa afin de profiter de ce dernier « vrai » week-end avant mon départ pour faire les caisses et préparer le déménagement.

lundi 6 juillet 2009

3 jours à Hienghène chez Olwen et Micka (30-31mai et 1er juin 2009)

Julien : Nous avons profité du lundi de Pentecôte pour monter à Hienghène. Au programme, une randonnée palmée et une matinée de plongée avec le club où Micka travaille.

Samedi 30 mai

Après 5h de route, nous arrivons au joli camping du club de plongée où nous retrouvons Micka. La journée étant déjà bien avancée, nous avons eu juste le temps de s’installer et de partir faire les courses pour le barbecue prévu le soir.

Dimanche 31 mai

Nous avions décidé la veille de prendre notre petit déjeuné à 4, à l’hôtel d’à côté (le Koulnoué Village), qui propose un buffet plus que copieux : fruits frais, crêpes, omelettes, gâteaux, yaourts,… . Après avoir bien mangé, nous sommes partis visiter le centre culturel de Hienghène, très petit mais fort intéressant.

Julie : Ensuite, nous nous sommes rendus sur les lieus des tristement célèbres événements qui ont secoués la Calédonie en 1984.

Petit résumé historique : à l’époque le climat était très tendu entre les indépendantistes kanakes et les calédoniens descendant des colons. A Hienghène, une embuscade organisée par des calédoniens (métisses Kanaks/Français) a fait 10 morts dans les rangs indépendantistes. Ceux-ci étaient pour la plupart originaires de la tribu de Tiendanite, tribu dont faisait également partie Jean-Marie Tjibaou. Ce dernier était le symbole de la lutte indépendantiste mais aussi un grand défenseur de droits des kanaks ainsi que le leader du parti politique FLNKS (Front de Libération Nationale Kanake et Socialiste). Deux de ses frères faisaient partie des victimes des embuscades. Il a pourtant par la suite appelé les kanakes au calme. Ce qui n’a malheureusement pas empêché les violences de continuer (gendarmes pris en otages à Ouvéa, etc) jusqu’à la signature des accords de Matignon (en 1988) et de Nouméa (en 1998) qui ont ramenés le calme sur le Territoire.

Notons que les personnes qui avaient organisés l’embuscade ont pourtant été acquittées par la justice française… Sans commentaire ! Jean-Marie Tjibaou a été assassiné par un indépendantiste kanak en 1989, celui-ci lui reprochait la signature des accords de Matignon.

Le lieu de l’embuscade où les carcasses des voitures dans lesquelles se trouvaient les victimes sont toujours visibles est donc un haut lieu de l’histoire calédonienne. Nous ensuite montés jusqu’à la tribu de Tiendanite afin de voir les tombes de 10 kanakes tués et les monuments commémoratifs.

Ensuite, nous sommes retournés au centre de plongée pour une randonnée palmée sur un petit îllot avec Micka comme guide. Le temps n’était pas au beau fixe et nous avons eu bien froid ! Nous avons eu la chance d’observer des perroquets à bosse, un petit requin pointe blanche, etc.

Au passage je me suis fait piquée par une méduse plus urticante que celles que nous croisons habituellement (ça a été un peu douloureux et j’ai eu des marques sur la joue pendant quelques jours !). Micka nous a ensuite fait parcourir le sentier botanique aménagé sur l’îlot et nous a donné des explications très intéressantes à propos des plantes locales. Nous sommes revenus content mais très refroidi de cette randonnée, nous sommes donc allés prendre une douche chaude dans le gîte ou résidaient Olwen et Micka (le camping n’a que des douches froides).


Lundi 1er juin

Julien : Nous avion rendez-vous à 7h30 au club « Babou Côté Océan » afin d’effectuer une matinée de plongée. Par chance, Micka, qui travaillait à ce club en tant que guide de palanquée, avait réussi à nous réserver un bateau. Nous étions donc à 4 (Micka étant notre moniteur et Olwen) pour cette matinée qui s’annonçait excellente.

Direction donc l’extrémité du lagon et le site de Dongan Hiengu puis de Hienghu, situés dans la passe intérieure de Hienghène. La particularité des sites de la région est l’architecture des fonds marins, formés d’arches et de crevasses creusées à même le corail et dans lesquelles il faut se faufiler…Magnifique et spectaculaire ! Impressionnant aussi, les nombreuses gorgones fixées au corail. Côté faune, nous avons, outres les loches, diodon, poissons-clown et requins pointe-blanche, pu observer notre premier requin gris.

Nous étions vraiment enchantés de cette plongée à 4 avec notre guide perso, un privilège rare, merci Micka !

Après cette matinée de rêve, dur retour à la réalité et la longue route vers Nouméa. Nous sommes partis de Hienghène à 13h30 et avons donc fini la route de nuit (ici c’est « l’hiver » et le soleil se couche à 17h30 !). De plus, il s’agissait d’un long weekend et nous n’avions pas été les seuls à le passer en brousse… La route était donc chargée. De plus, sachant qu’ici plus de quatre voitures sur dix sont des 4x4 et que la notion de « distance de sécurité » semble méconnue, le retour fut stressant une fois la nuit tombée.

vendredi 2 janvier 2009

Nouméa-Voh-Poum-Hienghène-Nouméa (27/12/08-30/12/08)

Nous sommes partis 4 jours avec Yourick et Coline, deux amis belges de l’université, au nord de la Nouvelle-Calédonie. Au programme : le célèbre cœur de Voh, Poum, Boat Pass, les cascades de la côte est, Hienghène et ses falaises.

Jour 1 : Nouméa-Poum
Nous avons quitté Nouméa vers 9h. Cette première journée était surtout destinée à rouler jusqu’à Poum, situé à quelques 450 km de la capitale. Après 5h de route, nous nous sommes arrêtés à Voh à la recherche du « cœur de Voh », rendu célèbre par le photographe Yann Arthus-Bertrand et son livre « la Terre vue du ciel ».

Après avoir mangé, nous avons donc marché près d’une heure sur un sentier à flanc de montagne à la recherche du coeur, sous un soleil de plomb et sans ombre. Mais le spectacle fût au rendez-vous car depuis les hauteurs, on peut non seulement apercevoir le cœur se dessinant dans la mangrove (malheureusement pas aussi bien que sur la célèbre photo) mais aussi admirer un panorama assez exceptionnel sur les terres et le lagon.

Après avoir redescendu le sentier et nous être bien désaltérés, nous avons repris la route en direction de Poum. Nous nous sommes arrêtés à 15 km de ce village, dans le très joli camping de Golone, situé en bord de lagon et dont l’accueil et la gentillesse des propriétaires nous ont ravis. Première soirée et premier barbecue à quatre, nous étions impatients d’être le lendemain.

Jour 2 : Poum-Boat Pass-Pouébo
Nous voulions aller visiter l’ancienne mine d’or de Pilou avant de monter à Boat Pass, l’extrême nord du Caillou et de redescendre vers la côte est. Nous n’avons malheureusement pas pu la visiter, non seulement parce que la visite prend une grosse demi-journée mais aussi parce qu’il fallait réserver auprès des propriétaires du terrain. Nous sommes donc montés jusque Poum, dernière ville (village !) avant la pointe nord. Le village est joli et les vues sur le lagon impressionnantes. Mais nous ne nous sommes pas trop attardés. Nous voulions atteindre l’extrême nord (Boat Pass) du pays et pour cela, une trentaine de kilomètres de piste nous attendait.

Les paysages menant à Boat Pass étaient époustouflants (une des routes s’appelle d’ailleurs « la route panoramique ») et les plages de sable blanc bordées de cocotiers paradisiaques. Nous avons mangé à Boat Pass avant de faire un petit plongeon dans le lagon. Nous sommes ensuite redescendus vers le camping de Poingam situé en bordure d’une plage idyllique. Nous hésitions à rester dormir là avant de redescendre sur la côte est le lendemain, mais le camping s’est avéré complet et la question n’a vite plus été à l’ordre du jour.

Direction donc la côte est ! Nous avons emprunté pour cela la transversale nord, s’écoulant entre vallées et montagnes, toujours aussi superbe. Nous avons déplié nos tentes dans un petit camping quelques dizaines de kilomètres après Pouébo, entre la cascade de Colnet et la cascade de Tao. Le camping de Galarino, charmant et situé en bord de plage, est très sommaire : pas d’accueil, pas d’électricité, pas de douche mais un tuyau d’eau froide entre 4 murs nous arrivant à la taille ! Nous avons campé là durant deux nuits.

Jour 3 : les deux cascades de Tao !
Levés à 7h30, la journée qui nous attendait s’avérerait être la plus chouette de notre court séjour. Nous avons décidé que cette journée serait dédiée à la ballade dans la réserve naturelle du Mont Panié, le plus haut sommet de la Nouvelle-Calédonie (1629 m) et à la baignade dans les nombreuses chutes de la région. Nous avons démarré par la cascade de Tao, agrémenté par une petite ballade. Nous nous sommes donc arrêtés au pied d’une chute et d’un panneau indiquant le début du « sentier de la cascade de Tao ». Malheureusement, un guide était obligatoire pour effectuer la ballade de 4h. Nous avons donc décidé de suivre les rapides afin de remonter un maximum la rivière pour nous y baigner. La cascade est superbe, dans un paysage de jungle luxuriante. Nous nous sommes baignés pendant 2h avant de décider de pique-niquer là, tant le site était sympa.

Coline et moi avons donc pris la voiture et sommes partis chercher du pain. Après un petit kilomètre, nous avons croisé un panneau : « cascade de Tao, entrée payante 200 fcfp, promenade et baignade autorisées ». Nous nous étions trompés, ce n’était pas à la cascade de Tao que nous avions passé la matinée ! Il faut dire qu’il y a énormément de cascades entre Pouébo et Hienghène et que les indications sont rares en Nouvelle-Calédonie. Nous étions ici devant la véritable cascade de Tao, majestueuse et gigantesque. Nous avons décidé de ne rien dire aux deux autres et de les amener là-bas après le repas, prétextant un endroit superbe. Nous avons fini par trouver du pain (1/2h) et avons rejoint Yourick et Julie pour pique-niquer avant de se rendre à la véritable cascade de Tao.

Nous avons payé la petite obole de 200 cfp (1,67 euros) avant de pénétrer dans le site. La balade est superbe et les trous d’eau très nombreux. La chaleur était écrasante et nous profitions de ces trous d’eau pour nous baigner régulièrement, se rafraîchir et faire quelques sauts (4-5m). Nous sommes ensuite redescendus et avons mangé le soir dans un petit snack situé dans un camping proche du nôtre.

Jour 4 : Pouébo-Hienghène-Nouméa
Le temps a été avec nous ces 4 jours et c’est sous le soleil que nous avons parcouru la fameuse corniche calédonienne entre Pouébo, Hienghène et Thuo. Notre première étape a été de descendre jusqu’au dernier bac de Nouvelle-Calédonie, le bac de la Ouaïème, permettant de traverser la rivière du même nom. La traversée n’a duré que quelques minutes mais constitue un des grands moments de ce petit voyage.

Une fois de l’autre côté, la route s’est élevée en bordure de côte…nous longions la corniche calédonienne. Les paysages sont magnifiques et nos arrêts photos ont été fréquents. Nous nous sommes arrêtés à Hienghène, la plus belle ville (village) que nous ayons vu. Il s’agit vraiment de la ville coup de cœur de Nouvelle-Calédonie. Le Club Med y a d’ailleurs construit son seul centre du pays et cela n’est évidemment pas innocent. Nous avons ensuite repris la route vers « le belvédère », dominant l’ensemble de la baie de Hienghène. Le panorama est magnifique. C’est également de ce point de vue que l’on peut admirer le mieux les célèbres rochers de « la poule couveuse » et du « sphinx », faisant face à Hienghène. Peu après, nous avons visité les grottes des roches noires de Lindéraliques. Les visites s’achevaient, il nous fallait reprendre la route pour arriver avant la nuit à Nouméa. 480 km nous attendaient. Nous avons mis près de 7h pour les effectuer.