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mercredi 15 septembre 2010

Lifou : plongée niveau 2 (2/09/10-6/09/10)

Julien : Comme nous en avions déjà parlé, nous avions décidé de passer notre niveau deux de plongée à Lifou. Plus d’un an après la fermeture de l’ancien club de l’île, l’activité a été reprise par Annabella ancienne gérante du club de plongée Lagoon Safari de Kuendu Beach à Nouméa, où nous avions passé notre premier niveau voilà déjà près de deux ans ! Tawaké, ancien moniteur de Kuendu Beach est également venu s’installer à Lifou. Depuis leur installation il y a quelques mois, ils travaillent également avec Jef, un moniteur de plongée originaire de Lifou. Le club est encore en travaux et Tawaké, après avoir passé sa matinée à plonger, passe ses après-midi à couler du ciment pour construire les futurs bungalows du club !















8 cours étant nécessaires à l’obtention du niveau 2 ANMP et son équivalence PADI Advanced Open Water. Nous nous étions arrangés avec Anabella pour pouvoir passer deux cours à Nouméa avec le nouveau propriétaire du club de Kuendu Beach. L’idée était donc d’y faire un maximum d’exercices pour pouvoir profiter pleinement des plongées à Lifou. Les plongées nouméennes ont donc été consacrées à la théorie et aux exercices pratiques entre 15 et 20m : vidage de masque, poumons ballastes, orientation, utilisation du parachute, capelage, remontée assistée d’une personne consciente, orientation, ...















Nous avons décollé pour Lifou le 2 septembre 2010 pour 4 jours. Au programme, 6 plongées. La première a été dédiée au rappel théorique et à la remontée assistée d’une personne inconsciente, suivi d’une nage en surface de 250m avec matériel sur le dos et 500 m en palme-masque-tuba ! La deuxième nous a permis de descendre quelques minutes à 40m de profondeur avant d’explorer la magnifique Gorgone Valley. Petit point amusant, certains plongeurs peuvent ressentir l’ivresse des profondeurs à partir de 40 m et pour moi cela n’a pas raté, j’étais un peu narcosé. Rien de très grave ; Annabella et Julie qui m’accompagnaient n’ont d’ailleurs rien remarqué, il m’a simplement fallu remonter de quelques mètres pour que l’effet se dissipe.















Le reste des plongées a été consacrée à la plongée autonome (en binôme) à 20m, muni de nos ordinateurs et boussoles. Nous avons appris à gérer la durée de la plongée et décider tous seuls des paliers de décompression à effectuer, ...















La visibilité à Lifou est extraordinaire. Le corail, multicolore, est en très bon état et très poissonneux. Nous avons eu l’occasion d’observer - parmi les poissons clown, chirurgiens, balistes, perroquets, requins pointe blanche et requins gris - un groupe de trois gigantesques thons ainsi que des tazars et de magnifiques gorgones. Petit plus pour moi, j’ai eu l’occasion d’apercevoir furtivement en surface un requin marteau !

Nous étions installés au très joli gîte-camping chez Benoît, situé à côté du club. Malgré le beau temps, nous ne nous sommes que peu éloigné du gîte car les journées étaient bien remplies par les plongées. Nous avons cependant eu l’occasion d’observer les nombreuses tortues qui baignent la baie de Santal depuis le wharf situé à proximité du camping. Ce ponton sert également au débarquement des 2000 Australiens se trouvant à bord des bateaux de croisière sillonnant le Pacifique Sud. Un spectacle que nous n’avons pas eu l’occasion d’observer ! Nous avons également fait une jolie ballade menant à la Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes et surplombant toute la baie du Santal.





























Comme à chaque fois aux Loyautés, nous avons pleinement profité de la quiétude des lieux. Nous sommes donc repartis à regret mais avec notre niveau 2 en poche. Merci à Annabella , à Tawaké et à Jef pour leurs explications, leur professionnalisme et leur sympathie. Nous sommes très contents d’avoir fait le choix de passer notre niveau deux avec eux là-bas. Les plongées y furent magnifiques !

vendredi 11 juin 2010

Maré, la 3ème des Iles Loyautés (12/05/2010-16/05/2010)

Nous avons profité du long week-end de l’Ascension pour nous rendre, en compagnie de Lionel et Jess, à Maré, la dernière des 3 Iles Loyauté que nous n’avions pas encore visitée.

Mercredi 12/05/2010
Julien : Pour des raisons logistiques (avion complet le jeudi matin), Lionel et moi sommes partis mercredi en milieu d’après midi. Une fois à de Maré, nous avons rencontré Georges, qui nous attendait à l'aéroport pour nous conduire au gîte/camping Seday, situé à l’extrême nord de l’ile, dans la baie de Waek, où nous allions nous installer pour deux nuits.

Entre visite impromptue (le trou de Bone), discussions sur la vie à Maré, découverte du gîte et rencontre des proriétaires, Lionel et moi étions déjà conquis par la gentillesse des gens et la beauté de l’ile. Le gite Seday est magnifique. Situé en bordure d’océan, sur une côte de corail déchiqueté, le cadre superbe alterne entre le turquoise de l’eau et le noir des rochers. Jacques et Suzanne, les propriétaires de ce petit coin de paradis, sont à l’entière disposition de leurs clients. Ils passent des heures à discuter de leur vie sur l’ile et de leur culture. Nous avons passé la fin d’après-midi à monter les tentes avant de faire un feu, manger, discuter et se couvrir (les températures nocturnes sont basses à Maré).

Jeudi 13/05/2010
Nous avions rendez-vous à 10h15 à l’aéroport pour rejoindre Jess et Julie. Le temps n’était pas vraiment au rendez-vous, le ciel était lourd et nuageux. Après avoir récupéré la voiture de location, nous sommes partis visiter le nord-est de l’ile. Nous nous sommes arrêtés au Saut du Guerrier, fissure de 5m de large creusée dans une falaise de corail de 30m de haut et dominant l’océan. Les Maréens racontent qu’un guerrier du clan Si Hnathege, nommé Hnor, a franchi le trou d’un bond pour échapper aux guerriers du clan Si Gurework qui, emportés par leur élan, tombèrent dans l’eau.


Nous avons ensuite parcouru en voiture le village de la Roche avant de nous arrêter (une seconde fois pour Lionel et moi) au trou de Bone, un gouffre de 40m de profondeur au fond duquel se trouve un lac d’eau douce et où, selon certains Maréens, se cacheraient quelques-uns des nombreux lutins que compte l’ile.

Nous avons passé le reste de l’après-midi au gite, au bord de notre petite plage privée, à discuter et nous reposer. Lionel eu alors la bonne idée d’accrocher son hamac entre deux patates de corail émergées (endroit magnifique) mais sur une branche trop fragile qui ne manqua évidemment pas de craquer au bout d’une heure…alors que Lionel était dedans…fou rire garanti. Nous avons également assisté, en partie, à la préparation d’un bougna traditionnel par Jacques, Suzanne et leurs enfants.















Vendredi 14/05/2010

Nous avons plié tentes et bagages ce vendredi matin et quitté à regret le gîte et ses propriétaires pour nous rendre dans le Sud de l’île, où se situent la majorité des grandes plages. Le temps était toujours nuageux et menaçant. Après quelques dizaines de minutes de voiture, nous nous sommes arrêtés à la baie de Mebuet, réputée pour accueillir une colonie de tortues à marée haute. Pas de chance, la marée était descendante et les tortues non visibles. Nous avons donc fait le tour de la baie mais rien n’y a fait, aucune tortue à l’horizon.



Après nous être baladés, nous avons décidé de quitter la baie pour nous rendre au marché de Tadine, très typique et coloré. Les vieilles dames y vendaient leurs légumes vêtues de leurs robes missions bariolées… Pour compléter le tableau, des hauts parleurs diffusaient « Don’t werry be happy » de Bob Marley. Nous étions aux Loyautés et cela se ressentait.

En quittant le marché, Jess a rencontré deux amis à elle, qui revenaient de la baie de Mebuet : les tortues étaient bien présentes et en nombre, il fallait juste savoir où regarder. Une fois de retour sur place et au bon endroit, toujours pas de tortue. Plusieurs locaux nous ont alors dit qu’à marée basse, les tortues passaient le tombant et se trouvaient juste derrière. Nous nous sommes alors habillés de nos maillots, palmes, masque, tuba et abîmés les pieds sur cette plage de corail pour atteindre le tombant juste derrière la baie. Le tombant étaient magnifique (un des plus beau que nous ayons eu l’occasion de voir) et il ne nous a fallu effectivement que quelques minutes pour apercevoir les premières tortues. Nous avons au moins pu compter une dizaine de tortues, un peu farouches et se laissant assez difficilement approcher. Après avoir nagé plus d’une heure avec elles, nous avons sorti la tête de l’eau pour constaté que le soleil avait fait son retour (et pour de bon, il a fait magnifique jusqu’à la fin du séjour).















Nous avons ensuite profité de la plage déserte pour pique-niquer, discuter et profiter du soleil !















En début d’après-midi, nous avons repris la route en direction du sud et de l’aquarium naturel, très joli, qui abrite nombre de poissons. Nous avons ensuite chercher, en vain, le « Puit aux arbres dongo » abritant une variété de palétuviers multi-séculaires avant de nous rendre plage de Pede pour admirer le coucher du soleil.

Il faisait donc nuit lorsque nous sommes arrivés au camping. Une douche bien froide et un repas plus tard, nous étions au lit car le réveil du lendemain sonnait à 6h pour l’exceptionnelle ballade vers le site de Shabadran.













Samedi 15/05/2010

6h du matin, le réveil sonnait et nous nous sommes levés tant bien que mal. La journée s’annonçait magnifique. Après un petit déjeuner, nous sommes partis en direction de Shabadran au Sud-est de l’île. Une petite heure de voiture plus tard et après avoir payé le droit de passage sur les terres du propriétaire (22 euros/personne, honteux), nous avons traversé 45 minutes durant et toujours en voiture une cocoteraie à 10km/h. Une fois au bout de la cocoteraie, nous avons du laisser le véhicule et continuer notre route à pied sur un chemin taillé dans le corail coupant.





























La ballade, assez sportive, est superbe. Les vues sur l’océan sont imprenables et nous avions vraiment l’impression d’être seuls au monde. 1h40 plus tard, nous sommes arrivés sur une des plus belles plages que nous ayons eu la chance de voir en Calédonie.

La plage de Shabadran ? Un magnifique ciel bleu, une plage de sable blanc bordée de cocotiers et de pins colonnaires, de magnifiques sculptures de corail creusées par l’océan, un souffleur, des vagues tapant sur le tombant et ayant petit à petit creusé de nombreuses vasques où une eau peu profonde forme de petites piscines naturelles, un gros rocher de corail central érodé par la mer et formant des infractuosités dans lesquelles de chutes d’eau de mer se sont formées. Magnifique, superbe, les superlatifs manquent ! Nous avons fait des dizaines de photos, nous sommes baignés dans l’eau peu profonde et chauffée par le soleil… Un vrai paradis.

















Seul minuscule point noir, long weekend oblige, nous n’étions pas seuls et un petit groupe de personnes profitaient également de ce lieu.

Nous avons quitté le site vers 15h30 car nous avions encore près de 2h de marche et 45 minutes de voiture pour sortir de la cocoteraie que nous voulions quitter avant la tombée de la nuit.

De retour au camping, nous avons mangé local et chez l’habitant : cochons sauvage, tarot, riz et melon.

































Dimanche 16/05/2010
Déjà le dernier jour sur l’île. Nous avons profité de cette dernière journée pour nous reposer sur les plages du Sud et effectuer la très facile mais très jolie « randonnée des 5 plages ».















Nous sommes ensuite retournés au gîte Seday pour récupérer les sculptures que nous avions demandé à Jacques, sculpteur à ses heures, de nous concocter. Ces sculptures, représentant des visages, sont utilisées comme chambranles dans les cases traditionnelles kanakes.















Jacques nous a expliqué la symbolique de chacun de nos chambranles. Jacques et sa femme sont vraiment des gens exceptionnels très ouverts, accueillants et prêts à partager leur culture avec qui s’y intéresse.

Nous avons pris l’avion du retour à 19H30, sommes arrivés à Nouméa une heure plus tard. A part une température nettement plus douce qu’à Maré, le retour à la réalité fût difficile.
















Vidéo d'une tortue dans la baie de Mebuet :

La plage de Shabadran et sa cascade d'eau de mer :

vendredi 22 janvier 2010

Ouvéa (27-31/12/2009)

Ouvéa est considéré comme l’un des plus beaux atolls du Pacifique. La côte ouest de l’ile étire ces 25km de sable blanc face au lagon turquoise. La cote est, quant a elle, est en contact direct avec l'océan profond.

"Bercé par le ciel bleu et ceinturé par l’immensité de l’horizon, Ouvéa, longue de 35 km du nord au sud est protégé des flots par un récif corallien. L’ile, à certains endroits, ne dépasse pas 40m de large". L’atoll est constitué de deux îles principales, la plus grande située au Nord, et l’île de Mouli au Sud. Ces deux iles sont reliées par un petit pont, le célèbre pont de Mouli. Deux archipels, les pléiades, en délimitent l’ensemble au nord et au sud.

Deux langues vernaculaires coexistent sur l’ile : l’une d’origine mélanésienne (le iaaï), l’autre d’origine polynésienne est arrivé avec les Wallisiens au 18ème siècle.

En 1988, Ouvéa fût le théâtre d’un événement majeur de l’histoire calédonienne lié au conflit entre indépendantistes kanaks et loyalistes (partisants du maintient de la Nouvelle-Calédonie dans la République Française). La gendarmerie de l’ile fut attaquée et des gendarmes français furent pris en otage et apparemment bien traités. Suite à cela, les militaires français donnèrent l’assaut et les 19 preneurs d’otage kanaks furent tués ainsi que deux militaires français. Le mémorial des 19 est toujours visible sur l’ile. Un an plus tard, lors de la commémoration de l’événement, Jean-Marie Tjibaou, leader indépendantiste pacifique, fût assassiné par un indépendantiste radicale kanak.

Dimanche 27/12/2009

Nous avons pris l’avion à l’aéroport de Magenta à 7h30. L’atterrissage à Ouvéa une petite heure plus tard nous a permis d’admirer cet atoll vu du ciel, une bonne entrée en matière !

Nous avions décidé de séjourner au camping de Moagué, situé dans la tribu de Mouli. Le camping, situé sur une plage de sable blanc et aux abords d’un lagon plus que turquoise, est très bien tenu. Le lieu est tout simplement magnifique.

Ce jour-là nous avions prévu d’effectuer une excursion aux falaises de Lékiny. Nous nous sommes donc rendus au camping de Lékiny, en vélo, et sommes montés sur le bateau de notre guide accompagnés d’autres touristes. Il nous a alors emmenés, par le lagon et ses eaux colorées, sur les falaises de corail. Le guide nous a ensuite déposé près de la passe (reliant le lagon et l’océan) pour une petite séance de PMT à la recherche du requin dormeur habitant le lieu.


























Au retour, nous nous sommes arrêtés sur le pont de Mouli pour admirer les innombrables nuances de bleu du lagon à cet endroit. Sous ce pont passent régulièrement des raies et des tortues que nous avons ensuite été observés sous l’eau, munis de nos palmes, masques et tuba (attention au courant !).

Lundi 28/12/2009

Ce jour là, nous avions prévu de louer une voiture pour explorer toute l’île (35 km de long). Nous nous sommes donc rendus au Nord de l’île. En chemin, nous avons acheté des savons fabriqués à Ouvéa avec de l’huile de coco et visité le mémorial des 19 (voir ci-dessus). Nous nous sommes ensuite arrêtés à deux trous d’eau : le trou bleu et le trou aux tortues.

Les trous d’eau sont nombreux sur l’île et contiennent de l’eau douce, saumâtre ou salée. Certains d’entre eux sont si profonds que leur profondeur exacte n’a pas pu être déterminée (le fils Cousto est, par exemple, venu plonger au trou bleu sans jamais parvenir au fond) !

Le trou bleu, assez ordinaire, abrite de nombreux gros poissons. Le trou aux tortues, en revanche, porte ce nom à cause des nombreuses tortues que l’on peut y voir venir respirer.













Nous avons également parcouru les routes du nord de l’île avec émerveillement, les plages immaculées de l’île avec d’un côté le lagon et de l’autre l’océan sont magnifiques.












Mardi 29/12/2009

Rendez-vous à 7h30 à Mio Palmo Plongée, le seul club de l’île.

Direction les pléiades du Sud pour deux plongées. Lors de la première, à la passe du Styx, nous avons eu la chance d’observer une nurserie de requin où jeune requins, mais aussi des adultes se rassemblent. Julien a compté 11 adultes. Impressionnant ! Certains requins n’étaient vraiment pas farouches et s’approchaient. Ce n’était pas toujours très rassurant !

La seconde plongée s'est déroulée sur le site appelé Kamelot. Un très beau corail en forme de rose tapissait les fonds. A nouveau, nous avons pu observer poissons multicolores et requins (dont un requin léopard).

Deux très belles plongées ! Nous avons du voir une 20aine de requins, une architecture magnifique et des coraux étonnants.

Nous avons profitez de l’après-midi pour nous reposer au camping, la première plongée s’étant déroulée à contre courant, nous étions épuisés.

Mercredi 30/12/2009

Pour ce dernier jour, nous avions également loué une voiture pour nous rendre à l’excursion de la « nurserie de requin » de la baie de Saint Joseph situé au Nord de l’île.

Le guide, Antoine, nous a emmenés sur les plages à l’extrême Nord de l’île où de nombreux requins s’approchent dans les eaux peu profondes pour se reproduire et mettre bas. Il est donc très facile de les observer, c’est assez impressionnant également !

Vous n’aurez malheureusement pas les photos de cette excursion, nous les avons malencontreusement effacées ! Cependant, nous devrions revoir un couple que nous avons rencontré là-bas. Nous vespérons pouvoir vous poster quelques-unes de leurs photos.

Antoine nous a ensuite emmenés chez lui où nous avons dégusté une des meilleures salades de papaye verte que nous avons eu l’occasion de gouter.

Nous avons fini la journée au pont de Mouli, à photographier les raies.













Jeudi 31/12/2009

Nous avons quitté à regret ce magnifique atoll au petit matin afin de rejoindre des amis pour passer le Nouvel An à l’îlot Ténia.